Publié par : juliejbenamerique | 18 mai 2010

Démesure et gastro à Sao Paulo

São Paulo

São Paulo

Nous voici à São Paulo. Nous prenons conscience à l’arrivée dans cette immense ville qu’une nouvelle page de notre voyage s’ouvre. Nous sommes dans un nouveau pays et tentons tant bien que mal de nous faire comprendre.

Le portugais n’est pas aussi aisé à manier qu’il y parait. Pour l’instant nous essayons de nous faire comprendre avec une grosse dose d’espagnol et une pincée minuscule de la langue du Brésil. Nous arriverons sûrement à manier le fameux « portugnol ».

Nous imaginions arriver dans une ville terrassée par la chaleur. Nous avions bien vu dans les guides qu’il ferait autour de 20 degrés mais les préjugés sont coriaces. C’est donc en polaire et sous un ciel sombre que nous parvenons à notre hôtel.

Dans le centre ville, il est le refuge des motards qui attendent que leurs montures soient réparées dans les multiples garages avoisinants. Jusqu’à maintenant les plus grosses cylindrées que nous avions aperçues culminaient à 200 cm3. Ici, il y en a des plus bien grosses et, une petite pensée pour Gyorgy, quelques Z750, sont en vente chez les concessionnaires. Il y a même un vendeur spécialisé dans les engins des années 60-70.  La Four de Honda est à l’honneur.

Pour trouver un boulot à São Paulo? S'adresser aux hommes-sandwich

Pour trouver un boulot à São Paulo? S'adresser aux hommes-sandwich

Nous passons notre première journée à visiter. Nous parcourons de grandes rues piétonnes perdues sous d’immenses grattes-ciels de béton et de verre. Seul un musée témoigne du passé colonial de la ville. Ici, les riches ne se promènent pas en Mercedes, ni en limousine, non, un hélicoptère les dépose aux sommets des immeubles.

En contrebas, nous croisons quelques jeunes couchés sur le trottoir, nous voyons une autre personne se piquer… La fracture sociale est encore plus saisissante ici qu’ailleurs.

Nous changeons nos habitudes. Notre sac à dos reste à la maison, nous prenons avec nous le moins d’argent possible. Pour le reste un sac plastique suffira. Nous rencontrons Samia, une amie du Celsa. Elle nous invite chez son amie Natalia. Au 22e étage de son immeuble nous nous rendons compte de l’immensité de la ville.

Samia et la revue qu'elle dirige

Samia et la revue qu'elle dirige

Je suis content de retrouver mon amie et son accent coloré. Elle a eu de la peine à trouver un boulot en revenant vivre au Brésil. Aujourd’hui elle est rédactrice en chef d’un magazine sur les animaux domestiques. Elle s’est bien marrée en nous montrant la une de sa revue : un caniche aux couleurs du Brésil! Nous passons la journée à bavarder. Samia et ses amis doivent se remettre de leur soirée de la veille et de mon côté des douleurs à l’estomac et les aller-retours aux toilettes m’empêchent d’aller bien loin.

Dans les cliniques chics

Au fil de la journée Sao Paulo se métamorphose et se couvre de scènes. La musique va remplir les rues du samedi soir au dimanche soir sans interruption. Ils appellent ça « les nuits blanches ». « Comme à Paris » », ajoute Natalia. Mais à Paris la musique n’est pas tant omniprésente et les concerts s’arrêtent au mieux à trois heures du matin.

Un graf parmi d'autres

Un graf parmi d'autres

Durant le voyage, et Cécile peut en témoigner, nous nous sommes aperçus que les hôpitaux sud-américains ne valaient pas les français. Alors plutôt que de remettre en doute le diagnostic du médecin, nous préférons mettre le prix et se rendre dans un lieu plus cher mais peut-être plus sérieux, l’hôpital israélien Albert Einstein (le meilleur du Brésil selon notre guide) en espérant que les docteurs parlent au moins anglais.

Ce sera finalement en portugais que j’apprend que j’ai une simple gastro. La note est salée : 300 euros. Nous regrettons presque notre choix. Le lendemain Julie me loue des DVDs, m’achète des revues… Rien faire de la journée a du bon.

JB


Responses

  1. J’espère que JB s’est bien remis, il valait mieux aller chez le toubib! Sympa votre copine et revue rigolote… Bref, c’est cool de vous lire.

  2. Ah les hôpitaux chiliens… la gastro… que de bons souvenirs ! ça me donne envie de revenir vous rejoindre !

  3. bon rétablissement à JB gros bisous

  4. pauvre petit jibé… Après l’hopital isarëlien, tu comptes louer un hélico ? hihiih. repose toi bien.

  5. la prochaine fois, mais j’espère qu’il n’y en aura pas, vous pouvez peut être aller directement chez le médecin du consulat de france …

  6. Superbe la une du canard avec le chien !
    Besos

  7. Et tu crois vraiment que c’était une bonne idée le houmous et les falafels de l’hosto israélien ???

  8. Votre photo: « Un graf parmi d’autres »

    Mon Dieu, mon Dieu …

    C’est un « Graf » de « Os Gêmeos ». Rien que ça
    http://www.lost.art.br/osgemeos_01.htm
    🙂
    Cordialement

    • Merci pour votre message salutaire…


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