Publié par : juliejbenamerique | 16 juin 2010

Plages, pluies, foot

Dans les rues d'Olinda, des fanions aux couleurs du Brésil pour la coupe du monde

Dans les rues d'Olinda, des fanions aux couleurs du Brésil pour la coupe du monde

Après la randonnée, direction les plages brésiliennes ensoleillées. Avant de nous faire dorer, ou rougir selon de qui on parle, nous nous rendons à Salvador. Une grande ville côtière connue pour son centre historique mais aussi, dans une moindre mesure, pour son fort taux de criminalité.

Nous commençons à être habitués aux vieux centres colorés et leurs façades jaunes, vertes, bleues (mais je crois avoir déjà écris quelque chose comme ça).  Lors de notre visite nous rencontrons Cynthia, une brésilienne quinquagénaire, parlant allemand, qui fut jeune fille au paire en Allemagne, qui a trois enfants dont un fils dyslexique jouant au judo, qui serait « fixeuse » pour France 2 et France 3, qui a reçu des coups il y a une semaine après être rentrée saoule chez

A Salvador, les danseurs de capoeira

A Salvador, les danseurs de capoeira

elle, qui préfère les Français aux Allemands, qui a un oncle à Lençois qui organise des randonnées, qui, qui, qui nous a raconté sa vie.  Bref, une personne, comme tant d’autres, essayant de nous vendre un tour dans le Salvador « inconnu », ou dans des favelas pour assister à des cérémonies vaudous. C’est mal connaître notre budget brésilien, réduit à son strict minumum. Nous n’avions pas confiance dans cette femme malgré une discussion de plus d’une heure.

A la recherche du soleil

Donc nous avons visité Salvador seuls. Le soir, nous nous offrons un très bon restaurant de fruits de mer arrosés de lait de coco avant d’assister à un concert gratuit de forró, entraînés par le rythme endiablé des dizaines de danseurs sur la place. Le lendemain nous prenons le bus pour la plage de Praia do Forte. Le village est dédié au tourisme. Nous sommes en période creuse et les rues semblent anormalement calmes. Les bars, hôtels et restaurants sont vides. Après un reportage sur la sauvegarde des tortues (cf  Youphil de ce jeudi), nous nous frottions les mains en penssant aux piscines naturelles à deux pas de là.

Salvador

Salvador

Nos ardeurs sont vite tempérées : il pleut. Mais nous ne traçerons pas un trait sur les eaux turquoises, le soleil, le masque et le tuba! On court après le beau temps et partons pour une petite station balnéaire au Nord de Recife. Victoire ! Il fait beau. Julie bronze, je rougis et des nanas en strings, à nos côtés, se font prendre en photo et signent des autographes. Sûrement des stars de télénovelas que nous ne connaissons pas. L’après-midi je regarde le match auprès d’un Argentin et d’un Uruguayen. Nous sortons de la rencontre aussi dépités les uns que les autres.

Le village de Praia do Francès est sans âme. Nous repartons vers le Nord, direction Porto da Rua. Le trajet en bus de trois heures par une chaleur étouffante est magnifique. Sous nos yeux défilent de petits villages de pêcheurs, d’immenses champs de canne à sucre et de petites collines arrondies. A l’arrivée les prix  ne sont pas ce que l’on s’imaginait. Des hôtels nous proposent des chambres à 150 euros. Heureusement, nous trouvons des cabanes louées quatre fois moins cher après avoir parcouru le village à pied sous 35 degrés.

Nous profitons des derniers rayons de soleils pour nous baigner et déguster un poisson au bord du lagon. Heureusement! Le lendemain la pluie est de retour. On tourne en rond. Je m’improvise chasseur de moustiques sans grands résultats.

La plage de Praia Do Francès

La plage de Praia Do Francès

Le Brésil débute sa coupe du monde

Le voyage vers Olinda fut éprouvant. Il faut retourner sur nos pas pour espérer prendre un bus pour Recife et enfin rejoindre la ville classée au patrimoine de l’Unesco. Levés six heures, une heure de bus, trois heures d’attente à Sao Luis avant de finalement opter pour un taxi collectif au prix alléchant, trois heures de trajet à six dans la voiture, une demi-heure de métro à Recife, une heure de chasse au bus aidés par des Brésiliens bienveillants mais pas toujours bien informés, trois-quarts d’heure de bus minicipaux, nous arrivons la nuit tombée et sous la pluie… Ouf, enfin.

Porto da Rua, on savoir le poisson et l'arc-en-ciel

Porto da Rua, on savoure le poisson et l'arc-en-ciel

La ville est perchés sur des collines donnant sur les longues plages et les grands buildings de Recife. Des façades jaunes, vertes… Ok j’abrège. Ce jour-là le Brésil rencontre la Corée du Nord. Pas un habitant ne sort sans son maillot aux couleurs nationales. Nous sommes mardi, 15h, mais tout ferme, les églises comme les commerces, pour le début du jogo.  L’excitation est palpable.

Les graffitis d'Olinda

Les graffitis d'Olinda

Une averse a raison de notre balade et nous nous réfugions dans un petit bar pour assister à la rencontre. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies sur les places des grandes villes pour regarder le match sur grand écran et assister à des concerts d’après-match. Le Brésil est prêt à fêter la victoire.

Alors que leur équipe est tenue en échec 0-0 à la première mi-temps, les clients du bar enragent « Maintenant, tout le monde sait jouer au foot, si c’est pas malheureux… » Heureusement, ils se marrent encore lorque le présentateur énonce les noms des joueurs coréens… Le but brésilien est fêté par des cris de joie, les explosions de dizaines de pétards et des embrassades prolongées. Au second but, même effusions. Le but coréen est passé sous silence. Comme le disait une amie à Sao Paulo « ici, le foot c’est plus important que la politique, c’est plus important que tout. Le foot c’est la vie des Brésiliens« . Que va devenir le Brésil quand il va gagner contre une grande équipe? Et si il perd?

JB


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