Publié par : juliejbenamerique | 9 juillet 2010

Dernière frontière

Le fleuve Orinoco qui traverse Ciudad Bolivar, au Venezuela

Ca y est nous l’avons passée, notre dernière frontière. Il était temps, car le passeport de JB est maintenant plein. Il reste tout juste une petite place pour le tampon de sortie du territoire. Le Venezuela est donc notre dizième et dernier pays de ce tour d’Amérique du Sud. Nous avons quitté le Brésil sans trop de regrets, le jour de leur défaîte en quarts de finale de la Coupe du monde.

Dernier match du Brésil
Nous n’avions pas vraiment prévu de voir ce dernier match, mais sans imprévus n’est-ce pas, le voyage ne serait pas la moitié de ce qu’il est! Nous nous levons à l’aube ce jour-là, dans l’insignifiante ville frontière de Boa Vista. Nous voulons acheter des dollars avant d’arriver au Venezuela, car leur taux de change au marché noir nous permet de toucher 50% de Bolivars (la monnaie vénézuélienne) en plus du taux de change officiel…
A 7 heures quand nous arrivons devant la banque, une centaine de personnes font déjà la queue. On ne se décourage pas, on patiente, on obtient un ticket, puis un charmant monsieur nous recoit, nous explique que nous devons retirer l’argent en reais au distributeur avant, puis revenir le voir, il nous fera une réduc sur les frais de change. Notre calcul est vite fait: même en retirant des reais à partir d’un compte en euros puis en les changeant en dollars pour ensuite les changer en bolivars (vous suivez toujours?), l’opération nous fait gagner des centaines d’euros.
Seul hic: la banque ferme ses portes dans dix minutes pour deux heures… le temps du match! Nous avons mille autre choses à faire, mais nous commencons à connaître le Brésil: tout est fermé pendant le sacro-saint « jogo » sauf les bars. La défaîte est dure à avaler, les regards sont tristes et vides, les drapeaux jaune et vert retombent, nous ne traînons pas longtemps nos guêtres sur place, de peur que l’on nous prenne pour des Hollandais. Nous revenons à la banque dès le coup de sifflet final et changeons notre argent.
Dernier tampon sur le passeport
Cette dernière frontière aura de loin été la plus facile. Pas de queue, pas de formulaire à remplir, pas d’inspection des bagages. Une fonctionnaire nous demande simplement notre profession: nous répondons « étudiants », comme d’habitude et voilà, nous sommes au Venezuela. Quel plaisir de reparler espagnol et de comprendre tout le monde! Tout nous semble plus simple, presque comme un retour à la maison!
Sauf que la maison en question n’est pas très sûre, nous le comprenons vite. Les Vénézuéliens que nous rencontrons ne cessent de nous mettre en garde contre… la police, qui cherche à voler les touristes lors de contrôle inopinés. Pour éviter les ennuis, nous prenons un bus de jour entre la frontière et Ciudad Bolivar.
Un petit bus de 20 sièges type ramassage scolaire, sans climatisation ni sièges inclinables…Les 12 heures de trajet ne seraient pas passées vite si le paysage verdoyant de la Gran Sabana ne nous avait occupés! Nous traversons des dizaines de petits villages indiens entourés de montagnes plates et couvertes de palmiers. Nos deux chauffeurs ne se lassent pas de leurs hits de salsa qu’ils repassent en boucle en chantonnant. Nous arrivons un peu fourbus à Ciudad Bolivar.
Dernier bon hôtel?
Nous nous payons cette semaine un hôtel un peu au-dessus de nos moyens, le dernier de cette catégorie certainement. Mais il le vaut bien: une immense maison coloniale meublée de vieilles commodes de bois massif et une chambre sur deux niveaux pour nous tout seuls. Nous devons écrire 40.000 signes cette semaine, soit environ 10 pages word, sur les Indiens de Bolivie. Il nous fallait un cadre agréable, nous l’avons trouvé. Seul bémol: la chaleur étouffante et les dizaines de moustique qui nous tournent autour jour et nuit.

Julie

P.S: J’ai beaucoup répété le mot « dernier » dans ce post mais ce ne sera pas le dernier billet, donc continuez de nous suivre! Il nous reste quelques 40 jours à passer au Venezuela, ce ne sont donc pas là nos « dernières » aventures.

Responses

  1. Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas mon dernier commentaire !

  2. Si vous passez par Mérida, faites-moi signe, c’est là que j’habite.

  3. Qui pourrait vous prendre pour des Hollandais ??!🙂

  4. Il faut bien élire un dernier pays pour conclure un long voyage… Je vous souhaite d’y trouver autant de plaisir que dans les précédents !


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