Publié par : juliejbenamerique | 27 juillet 2010

Caracas: pas si mal…

Caracas

Caracas

« Vous êtes certains de vouloir aller à Caracas?« , « On y est passé en bus. C’est vraiment moche« , « C‘est le règne du 4×4« , « Nous nous sommes faits détrousser dans le premier taxi que nous avons pris« , « les gens là-bas sont… bizarres…« . Les touristes de Ciudad Bolivar ne nous ont pas dressé un tableau flatteur de la capitale du Venezuela.  Nous commencions même à redouter notre arrivée dans cet « enfer urbain« . Voilà une semaine que nous y sommes et avons pu nous forger notre propre opinion.

Dans le centre colonial de la ville...

Dans le centre colonial de la ville...

Il faut bien avouer que Caracas n’est pas un bijou architectural. Le centre « colonial » se réduit à quelques rues. Autour de la place Bolivar, très prisée par des écureuils noirs, se dressent quelques vielles bâtisses.  Nous en faisons rapidemment le tour par une petite balade qui nous mène jusqu’au Panthéon en pleine agitation. Hugo Chávez y tiendra un discours le lendemain. Rien d’extraordinaire. Mais Lima n’était pas mieux pourvue en vieilles pierres. Les montagnes et la forêt environnante, visibles de n’importe oú dans la ville, lui donnent même un certain charme.

Presque idyllique, presque

Obama un missile Made in USA dans les mains

Obama un missile Made in USA dans les mains

Nous sommes montés en téleférique dans le parc Avila. D’un côté : la vue sur la ville. De l’autre : on devine l’océan.  Ce week-end là tous les Caraqueños semblent avoir fait le même choix que nous. Impossible de marcher tranquillement. Les villages, un peu plus bas, sont aussi pris d’assaut. En descendant en 4×4 on parvient aux plages de Macuto, à moins d’une heure de la capitale. L’eau est turquoise, les flancs verts de la montagne sont tout proches.

Les plages bondées de Macuto

Les plages bondées de Macuto

Ce paysage serait presque idyllique. Mais au tableau vous devez ajouter : des poubelles débordantes avec au-dessus un panneau rappelant que « la révolution socialiste travaille à l’environnement de chacun« , des bouteilles de verre et de plastique jetées sur les plages et surtout n’oubliez pas la foule imposante, pire que la Grande-Motte au mois d’août. Nous profitons quand même de l’eau chaude, du soleil et de ses coups.

Caracas est une ville dangereuse. Impossible de dire le contraire. Les témoignages sont trop nombreux. Le soir nous rentrons vite à notre hôtel, situé en plein haut lieu de la vie nocturne. Nous sommes constamment aux aguets et prenons soin d’éviter les rue désertes. Ce que nous faisions déjà au Brésil ou à Bogotà.

"Si la nature s'oppose à nous, nous lutterons contre elle et fairons en sorte qu'elle nous obéisse". Simon Bolivar (Ecologiste?)

"Si la nature s'oppose à nous, nous lutterons contre elle et fairons en sorte qu'elle nous obéisse". Simon Bolivar (Ecologiste?)

Par contre, à la différence de sa cousine colombienne, à Caracas les rues grouillent constamment de monde, la musique ne s’éteint jamais. Ce n’est pas forcément un gage de sécurité mais au moins la ville vit ce qui n’est pas le cas d’Asunción, la capitale du Paraguay, désertée après 21 heures.

« 1 dollar! », « 1dollar! »

On nous a dit beaucoup de mal des Caraqueños… Nous n’avons dû rencontrer que les plus sympathiques. Il suffit de retourner deux fois dans le même restaurant pour être salué comme un vieil ami. Tous vous mettent en garde des lieux à éviter, des taxis auxquels ont peut faire confiance, etc. Nous n’avons eu peur qu’une fois, un soir en revenant à notre hôtel après dîner. Un jeune nous demande « 1 dollar ». Il insiste, me prend par le cou. Je me dégage, crie quelque chose, Julie m’entraîne alors que mon sang chauffe. Rien de plus.

Moi, Emile, Claire, Elsa et Pauline lors de la "hora loca"

Moi, Emile, Claire, Elsa et Pauline lors de la "hora loca"

Caracas ce fut aussi le mariage de Claire, la soeur de notre ami Emile. Nous sachant au Venezuela elle nous a gentîment invités à son mariage. On se rappellera de la « hora loca », ce moment oú une chenille improvisée se met en route,  oú tout le monde arbore masques ou chapeaux (même Emile, si, si, si…), oú chacun danse sans s’arrêter. La famille vénézuélienne habituée de salsa et de reggaeton ne comprenait pas trop le principe de la musique française à texte et me demandait s’il ne fallait pas arrêter la chanson « Hexagone » de Renaud quand je leur traduisais les paroles…

Bref, on a passé de bons moments à Caracas. Cette ville n’est pas magnifique, elle ne peut disputer la gloire des grandes capitales touristiques comme Rio de Janeiro mais elle n’est pas pire que d’autres capitales sud-américaines et est loin de « l’enfer urbain » qu’on nous a décrit.

JB


Responses

  1. Très WTF le Père Noël / Obama avec le missile🙂
    Et je vois que vous avez fait tourner les serviettes avec Emile…
    Bises, on vous attend !


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